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Julien Jimenez : optimiser sa fiche Google Business

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Une fiche Google Business Profile se crée en vingt minutes et se travaille pendant des mois. Beaucoup de professionnels s’arrêtent à la première étape, constatent que rien ne bouge, puis concluent que l’outil ne sert plus à rien. Le problème vient rarement du remplissage : il vient de l’ordre dans lequel les champs sont traités, car ils ne pèsent pas du tout le même poids.

La catégorie principale décide de presque tout

Google n’indexe pas votre fiche comme une page d’annuaire : il l’associe à des intentions de recherche, et cette association se joue d’abord sur la catégorie principale. Un « magasin d’informatique » et un « service de réparation d’ordinateurs » ne déclenchent pas les mêmes requêtes, même quand l’activité réelle est identique à quatre-vingt-dix pour cent. L’erreur la plus répandue consiste à choisir la catégorie la plus large possible pour ratisser large : elle vous met en concurrence avec des acteurs bien plus gros sur des requêtes qui ne convertissent pas, et vous fait disparaître de celles où vous auriez gagné. Les catégories secondaires servent, mais leur influence cumulée reste inférieure à celle de la principale. C’est d’ailleurs le premier champ que vérifie Julien Jimenez lorsqu’une fiche pourtant complète stagne depuis des mois.

Ce que la description ne fait pas

La description de sept cent cinquante caractères est le champ sur lequel on passe le plus de temps pour le plus faible retour. Elle n’intervient pas dans le calcul du classement local. Elle garde une utilité réelle préciser une spécialité, lever une objection avant l’appel, annoncer un délai d’atelier mais y empiler des mots-clés ne vous fera pas gagner une place. Deux cents caractères précis valent mieux que sept cent cinquante remplis de synonymes. Écrivez-la pour la personne qui hésite entre vous et le concurrent situé deux rues plus loin, et relisez-la à voix haute : si elle ressemble à une plaquette, réécrivez-la.

Les champs que presque personne ne remplit

Le vrai gisement est ailleurs : les services, les produits et les attributs. Détailler « remplacement d’écran », « récupération de données » ou « désoxydation » plutôt qu’un vague « réparation » multiplie les formulations sur lesquelles la fiche peut apparaître, et répond au visiteur avant qu’il décroche son téléphone. Les attributs jouent un autre rôle, largement ignoré : plusieurs d’entre eux alimentent des filtres dans Maps accessibilité, moyens de paiement, prise de rendez-vous en ligne, ouverture le samedi. Les laisser vides ne vous pénalise pas directement, mais vous exclut mécaniquement des recherches filtrées, celles-là mêmes qui viennent de visiteurs déjà décidés.

 

Surveiller les modifications que vous n’avez pas faites

Une fiche vit sans vous. Google ajuste des horaires à partir des données de fréquentation, applique des suggestions d’internautes, fusionne parfois deux établissements voisins. Ces interventions automatiques se sont nettement multipliées ces deux dernières années, à mesure que la plateforme exploite davantage de signaux collectés sur le terrain et générés automatiquement. Une fiche modifiée à votre insu peut afficher un mauvais horaire pendant six semaines sans que personne ne vous prévienne, sinon un client agacé. Un contrôle mensuel de cinq minutes suffit à rattraper l’essentiel : nom exact, catégorie, horaires, numéro appelable, et les questions posées par les internautes auxquelles personne n’a jamais répondu.

Une fiche vivante bat une fiche parfaite

Entre deux établissements équivalents, celui qui publie des photos récentes, répond aux avis et renseigne ses horaires exceptionnels avant les jours fériés prend l’avantage. À l’inverse, une fiche figée depuis dix-huit mois pose une question désagréable au visiteur comme à Google : cette entreprise existe-t-elle encore ? Viser le profil complété à cent pour cent est un objectif d’informaticien ; viser une fiche dont on voit, en trois secondes, qu’elle a été touchée cette semaine est un objectif de commerçant. C’est le second qui remplit l’agenda.

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